Fiction sonore: 3754m
SYNOPSIS:
L’ouverture nous plonge dans l’urgence absolue : le bruit d’une tempête déchaînée couvre à peine la voix de Thomas, qui appelle désespérément les secours. Le ton est donné, le drame est déjà là.
Le récit revient quelques heures en arrière. Thomas et son compagnon de cordée, deux alpinistes chevronnés et amis proches, savourent les derniers mètres de leur ascension. L’ambiance est à la camaraderie et à l’effort pur. Malgré quelques pierres qui roulent sous leurs pieds — rappel constant du danger — ils atteignent le sommet. Mais la victoire est de courte durée : à l’horizon, des nuages noirs massifs s’approchent plus vite que prévu.
La descente tourne au cauchemar. Sur le glacier, la visibilité chute. Alors qu’ils tentent de rejoindre le camp de base, un pont de neige cède. Le premier de cordée disparaît dans les entrailles de la glace. Thomas, par réflexe et par force pure, parvient à s’ancrer pour retenir la chute. Son ami est suspendu dans le vide, une jambe brisée, incapable de remonter seul.
Le huis clos climatique s’installe. Thomas parvient à joindre les secours, mais la sentence tombe : la tempête empêche toute intervention aérienne. Ils sont livrés à eux-mêmes. Soudain, le tonnerre gronde et la communication coupe, isolant les deux hommes dans un enfer blanc.
L’acte final est une épreuve psychologique. À travers leurs talkie-walkies, l’ami suspendu comprend que l’attente sera leur arrêt de mort à tous les deux. La tension exercée sur Thomas est trop forte, le froid les paralyse. Dans un ultime geste d’amour et de sacrifice, le blessé impose un choix atroce à Thomas : couper la corde ou mourir ensemble. Malgré les cris de refus de son partenaire, le bruit sec du nylon qui cède vient sceller le destin de la cordée. Thomas se retrouve seul au-dessus du gouffre, avec pour seul compagnon le silence de la montagne.