Amaya, 16 ans, vit seule avec sa mère dans une relation fusionnelle et instable. Pour survivre, elle la voit comme le méchant de son histoire. Mais derrière les conflits et les excès, se cache une femme vulnérable. Un huis clos intime sur l’amour mère-fille et la difficulté de grandir quand les rôles s’inversent.
La mère est Franco-algérienne, mère célibataire, vivant seule avec sa fille. Jeune maman au foyer, en grande détresse émotionnelle. Elle souffre d’addictions (alcool, médicaments, cannabis), non comme un trait spectaculaire, mais comme des béquilles quotidiennes, presque banales. Elle est névrosée, dépressive, enfermée dans ses propres mécanismes de survie.
C’est une femme brute de décoffrage, qui ne mâche pas ses mots. Son humour est noir, cynique, souvent traversé d’auto-dérision. Elle peut être dure, blessante, violente verbalement; parfois même sans en avoir pleinement conscience. Pourtant, elle est aussi cultivée, curieuse, intelligente, dotée d’une grande lucidité sur le monde… mais beaucoup moins sur elle-même.
Elle incarne une contradiction constante entre, une force apparente, une fragilité profonde, une posture de contrôle, et un abandon intérieur. Elle est perçue comme le « méchant » du récit, avant d’apparaître progressivement comme une femme brisée, seule, dépassée par son rôle de mère.
Nous cherchons une dureté frontale tout en laissant transparaître une grande vulnérabilité. Le film repose beaucoup sur les non-dits et les failles.
Détails physiques (piercings, tatouages) : facultatifs.